dimanche 27 juillet 2014

Mise en pot

Dernière étape dans la chaîne, la mise en pot. Simple mais robuste, le gros avantage est que le miel est un aliment imputrescible, pas besoin donc de stérilisation ou d'autres manipulations si ce n'est fermer le couvercle. 










mercredi 16 juillet 2014

Les Abeilles Parisiennes

En farfouillant sur internet, nous sommes tombés le site de la Ville de Paris qui présente la question de l'apiculture urbaine à Paris. Très intéressant, il y a toute une série d'article que nous dispenserons au fur et à mesure. Un des objets de l'associaton mobeelity est de se mettre en réseau avec d'autres initiatives similaires. Nous commencerons certainement par nous faire recenser par la Ville! 

Ci dessous l'article très instructifs sur l'apiculture Parisienne.

les Abeilles à Paris


Flicker - galerie JR Guillaumin
[31/01/2014]
Il semblerait que nos amies les abeilles deviennent citadines : les ruchers sont de plus en plus nombreux dans les jardins de Paris. Saviez-vous que Paris compte près de 300 ruches ?
La ville, un refuge pour les abeilles  
En ville, les températures plus clémentes, la diversité des plantations, les méthodes de culture sans engrais et sans pesticides, la multiplication des espaces verts, les plantations sur les terrasses, bords de fenêtres et cours séduisent les abeilles.
Dans les jardins, les floraisons s’étalent du printemps à l’automne et les abeilles ont de quoi butiner une bonne partie de l’année. Une abeille butine 700 fleurs par jour dans un périmètre de trois kilomètres autour de la ruche. La plupart des végétaux ne peuvent se féconder sans le butinage des abeilles.

Leur rôle est indispensable dans la nature. La présence des abeilles est un signe de bonne santé de notre environnement et leur préservation c’est aussi sauver la planète.  

Les ruchers parisiens les plus connus 
Les ruchers les plus connus sont au parc Georges Brassens et au jardin du Luxembourg . Mais il en existe de nombreux autres et notamment sur les toits de l'opéra Garnier.

- Rucher Georges Brassens : Récolte du miel à Georges BrassensInauguré en 1986 dans l’enceinte de ce parc, réalisé sur le site des anciens abattoirs de Vaugirard (15e), le rucher pédagogique accueille environ 4000 élèves parisiens par an. L’enclos, 250 m2 divisé en trois terrasses orientées au sud, est doté d’une quinzaine de ruches. Le fonctionnement du rucher est assuré par une équipe d’apiculteurs et d’apicultrices bénévoles ayant une solide formation apicole.
Les reines et leurs colonies sélectionnées particulièrement pour leur douceur, sont bien adaptées à la cohabitation avec le public du parc et les groupes en visite.
L’aire de butinage des abeilles s’étend au-delà du parc et principalement vers les avenues et boulevards environnants qui, par bonheur, sont plantés d’arbres mellifères : marronniers, acacias, tilleuls, érables, sophoras…
Le rucher ouvre ses portes au public une fois par an lors de la Fête du Miel qui a lieu le premier ou le second week-end du mois d’octobre, permettant ainsi de vendre la récolte.

 Récolte du miel au rucher Georges Brassens
 

- Rucher du Luxembourg , une école pour les apiculteurs Ruche au jardin du Luxembourg

Dès sa création en 1856 par Henri Hamet, la vocation du rucher école du jardin du Luxembourg a été centrée sur la formation des apiculteurs aux méthodes nouvelles, la sauvegarde des abeilles et la vulgarisation des connaissances scientifiques.

La fête du miel, au rucher du jardin du Luxembourg, a lieu chaque année un week-end de la fin du mois de septembre. Vente de miel de l’année, portes ouvertes au rucher, expositions.

 - Rucher de la Maison Paris-Nature  
Créé en 1996, le rucher de la Maison Paris-Nature est situé dans le parc Floral.
Géré par un apiculteur éco-éducateur de la Ville de Paris, ce rucher à vocation pédagogique est visible depuis le Jardin des Papillons les après-midi du 15 mai au 15 octobre.  
Des activités au rucher ou autour d'autres aménagements favorables à la préservation de la biodiversité tels que l'hôtel et la spirale à insectes ou encore la mare, les nichoirs, les murs végétalisés... sont régulièrement proposées aux visiteurs.  
Ils constituent un parcours biodiversité ponctué de panneaux didactiques où chacun peut découvrir la vie de la ruche ainsi que le rôle écologique essentiel d'insectes moins connus comme les abeilles ou les guêpes solitaires.  
Les ruchers implantés sur le domaine public   
Dans les bois
Pour les ruches sous responsabilité de la Ville de Paris, on trouve dans les bois de Vincennes et de Boulogne, une cinquantaine de ruches installées depuis de nombreuses années :
- route des batteries, le rucher de l’école du S.N.A., depuis plus de 10 ans (Bois de Vincennes)
- au parc Floral, un rucher animé par Paris Nature, depuis 6 ans ((Bois de Vincennes)
- à l’INSEP,  depuis environ 7 ans (Bois de Vincennes)
- à l’arboretum de l’école Dubreuil, depuis 10 ans (Bois de Vincennes)
- route de Mortemart,  depuis 16 ans (Bois de Boulogne)

Dans les parcs, jardins et espaces verts de la Ville de Paris :
- Parc Kellermann (13ème), un rucher pédagogique, environ six ruches
- Parc Georges Brassens (15ème) un rucher d’environ  20 ruches  - Géré par la Société Centrale d'Apiculture
- Parc Monceau (8e) un rucher (2 ruches) Syndicat national d’Apiculture
- Jardin partagé de l’Aqueduc (14ème) un rucher d’environ dix ruches

Ces installations sont gérées par des associations qui ont signé une convention avec la Ville de Paris.
L’association « Le parti poétique » est liée par convention avec la Ville de Paris pour une ruche installée en hauteur dans un parc du 19ème et pour un rucher itinérant installé pour le moment dans le 20ème arrondissement.
Des ruches sur les toits de la Mairie du 4e
Depuis le 1er mai 2010 les toits de la Mairie du 4e arr. accueillent 5 ruches et leurs colonies d’abeilles : une première à Paris !


Ça bourdonne sur les toits du 4e arrondissement

Le rucher pédagogique du jardin d'Acclimatation
240 000 abeilles dans 7 ruches produisent environ 140kg de miel par récolte.
Les ruches du Crédit Municipal
 4 ruches sur le toit du bâtiment situé au coeur du marais pour fabriquer "le miel de ma Tante
Ruchers gérés par "Abeille, Sentinelle de l’Environnement" à Paris:
- Hôtel de Région Ile-de-France - 33, rue Barbet de Jouy 75007 Paris
- Natureparif - 84, rue de Grenelle – 75007 Paris
- L’Agence de communication Anatome -  38 rue Sedenne  75011 Paris
Il y a également des ruches sur le toit de l’Opéra Garnier depuis 1982, un rucher pédagogique au jardin du Luxembourg, et également 8 ruches dans les jardins du Conseil Régional, rue Barbet de Jouy (7e).

Toutes les ruches gérées par des particuliers sont recensées à la préfecture de police.
La récolte du miel à Paris
Le miel est le fruit de toutes ces plantes qui poussent et fleurissent dans les parcs et les jardins et qui font la beauté de la capitale. Les ruches parisiennes produisent un miel très recherché. C'est à la fois grâce au savoir-faire des jardiniers qui entretiennent potagers, parterres de fleurs et arbres aux essences multiples, et surtout grâce aux apiculteurs qui savent prodiguer, tout au long de l'année, les soins nécessaires à la production du miel. Tous les ans, fin septembre et début octobre, au ruchers du parc Georges Brassens et du jardin du Luxembourg la récolte du miel fait l'objet d'une fête où tous les parisiens sont conviés. On y déguste le miel et on y rencontre les apiculteurs qui partagent leur savoir.
Philippe Jacob (Direction de l'Environnement et des Espaces Verts) répond à nos questions
Comment implanter une ruche à Paris?
Si vous avez un espace suffisamment grand, (il faut prévoir au moins un mètre autour de la ruche), et que vous décidez d'y implanter une ruche, il est indispensable de demander conseil à un syndicat ou association d'apiculteurs qui vous guidera dans vos démarches. Une ruche demande des soins précis tout au long de l'année et il est indispensable d'en connaître le fonctionnement. Cela impose des contraintes d'implantation et de gestion. Au même titre que les animaux domestiques les abeilles dépendent d'une règlementation agricole et les ruches doivent être déclarées et immatriculées auprès des services vétérinaires.
Renseignez-vous auprès de la » Société centrale d'apiculture de Paris  où du » Syndicat d'apiculture  (UNAF).
La déclaration annuelle des ruches redevient obligatoire en 2010

Le recensement apicole annuel, qui avait été institué en 1980 puis remplacé en 2006 par une simple déclaration en cas de modification notable des ruchers, devient à nouveau obligatoire. Depuis le 1er janvier 2010, les apiculteurs doivent obligatoirement faire la déclaration de leur rucher chaque année, et ce dès la première ruche.
Le nouveau formulaire de déclaration de rucher est disponible sur le » site Internet de la préfecture de police . Il doit être adressé à la direction départementale des services vétérinaires de Paris pour les installations parisiennes.
La déclaration doit être fournie dans un délai d'un mois après l'installation ou la prise de possession des ruches et doit être renouvelée chaque année.
Que fait la Ville pour protéger les abeilles?

Les jardiniers municipaux participent au bien être des abeilles en favorisant les plantations riches en pollen et en nectar autour des ruches. Les abeilles sont domestiquées par l'homme depuis très longtemps et leur survie est totalement liée à nos actions. Elles ont un rôle essentiel et notre vie est étroitement liée à la leur. Elles contribuent à la pollinisation de 80% des espèces de plantes à fleurs et à fruits de notre planète, soit plus de 200 000 espèces,et ont ainsi un rôle essentiel dans le maintien de notre biodiversité. Selon les dernières données de l’INRA, 35% de la quantité de notre alimentation et 65% de sa diversité dépendent de la pollinisation par les abeilles. Or,elles connaissent aujourd’hui un taux de mortalité annuel de 30%."
Comment préserver les abeilles et autres insectes pollinisateurs?
Il n'y a pas que l'abeille qui pollinise les fleurs. Les bourdons,syrphes,papillons...contribuent aussi à ce  travail. Pour préserver ces précieux insectes plantez ou semez vos cours, balcons, terrasses, bords de fenêtres, toitures avec des plantes à fleurs. Proscrire tout produit sanitaire. Les engrais ne sont pas nécessaires pour les plantes d'ornementation. Accepter la faune naturelle nécessaire au cycle de vie des plantes.
Que deviennent les abeilles pendant l'hiver et comment se défendent-elles du froid ?
A Paris, le thermomètre est descendu souvent en dessous de zéro et la neige est parfois tombée abondamment.  Mais les abeilles qui peuplent nos ruches savent parfaitement se défendre des rigueurs de l'hiver. En effet, elles adoptent toute une série de comportements qui vont permettre à la colonie de passer la mauvaise saison et de se développer à nouveau au printemps. Le plus connu est la constitution de réserves de pollen et surtout de miel à la belle saison. Les apiculteurs estiment qu'il faut une vingtaine de kilos de miel dans la ruche à l'entrée de l'hiver pour couvrir les besoins de la colonie.
A l'entrée de l'automne, on assiste à une réduction importante du nombre d'occupants. La population qui avait pu atteindre ou dépasser 50.000 ouvrières en mai et juin, va décroître progressivement jusqu'à passer en dessous de 20.000 abeilles en décembre ou janvier. Cela fait beaucoup moins de bouches à nourrir. Les abeilles d'hiver aux réserves adipeuses abondantes et capables de vivre 6 mois, remplacent  peu à peu les abeilles d'été à la vie courte (6 semaines environ).
Plus remarquable encore est la capacité de ces abeilles à se réchauffer mutuellement et à protéger la reine. Pour cela elles se regroupent, se serrent les unes contre les autres jusqu'à former une sorte de boule que l'on nomme la « grappe ». En même temps, elles consomment du miel et font vibrer leurs muscles à la manière d'un frisson prolongé. Cela produit de la chaleur qui maintient le centre de la grappe à une température voisine de 30° C. Et par un mouvement de rotation similaire à celui des Manchots empereurs formant la « tortue » sur la banquise pour se défendre du blizzard, les abeilles se trouvent tour à tour l'intérieur puis à l'extérieur de la grappe ayant ainsi la possibilité de se réchauffer et de protéger les autres membres de la colonie.
Guêpes, frelons, abeilles...comment les reconnaître?

Elles où ils leur ressemblent, mais ce ne sont pas des abeilles domestiques...

jeudi 10 juillet 2014

Préparation des cadres

Comme évoqué dans l'article précédent,  nous sommes victimes de notre succès et nous sommes à cours de hausses et des cadres qui vont à l'intérieur. Afin de faciliter le travail des abeilles, les apiculteurs préfabriquent des cadre en cire dite "gaufrée". En l'absence de ces cadres, la ruche constitue elle même ces cadres (mais de manière plus anarchique souvent). Il s'agit donc d'imprimer sur la cire une trame d'alvéole et ensuite de la fixer sur le cadre de hausse. 


  • 1ère étape - acheter la cire gaufrée  


Pour cela, nous sommes allés à la boutique "les abeilles" vers la butte aux cailles dans le 13ème. Petite boutique conviviale qui sent bon le miel et la cire. Attention, on peut passer devant sans s'en apercevoir.


  •  2ème étape - nettoyer les cadres
systra apiculture

Nous reprenons les cadres que nous avons déjà récolté. Il reste les alvéoles de cire pour la plupart et un peu de miel qui n'a pas pu être récolté. Nous essayons de récupérer tout ça. 
Fait intéressant, nous avions remis les cadres récoltés dans les ruches 1 ou 2 jours pour que les abeilles les "lèchent". Travail d'orfèvre, les abeilles ont tout nettoyé pour récupérer le miel qu'il restait. Il ne faut toute fois pas laisser les cadres longtemps car sinon il sont recolonisés par l'essaim.  

Le nettoyage est relativement facile, il faut couper les fils de fer qui tiennent initialement la cire gaufrée et gratter pour laisser le cadre le plus propre possible. Les doigts collent un peu mais l'avantage du miel est qu'il se dissout facilement dans l'eau chaude.

Note pour plus tard aussi, ne pas faire cet exercice à proximité du rucher. Nous avions mis les déchets dans un sac poubelle qui s'est transformé en quelques minutes en ruche bourdonnante.  

  • 3ème étape - Tendre les fils d'inox
systra apiculture


systra apiculture


systra apiculture

Il s'agit de disposer les fils d'inox au sein des cadres, relativement tendus et fixés de part et d'autre. Il semble qu'il y ait plusieurs écoles entre les fils verticaux et horizontaux. Nous suivons l'emplacement des trous dans les cadres qui préexistent.  
  • 4ème étape - Fondre la cire gaufrée pour la fixer sur le fil d'inox
Il faut un transformateur acheter à la boutique de syndicat des apiculteurs (http://www.adaif.fr/boutique-adaif/materiel-apiculture.html) qui n'est ouvert que quelques demi journées dans la semaine car tenu par des bénévoles. 


systra apiculture

systra apiculture

systra apiculture

On positionne la cire gaufrée sur les fils d'inox à l'intérieur du cadre (deuxième photo vue de dessous). 


systra apiculture

systra apiculture

Un petit coup de jus quelques secondes dans les fils, ces derniers chauffent et font fondre la cire gaufrée qui enrobent les fils ainsi pris dans la cire.  Le tour est joué. Tout de même 2 heures de travail à 6 pour 40 cadres. L'apiculture nécessite de la main d'oeuvre. 

 

dimanche 29 juin 2014

Marquage de Reine

Les ruches sur le toit du Farman sont en pleine forme. Nous avons une ruche qui en est à sa 6ème hausse, une performance. Cette dernière en est à sa 3ème récolte ce jour et l'essaim continue de produire à plein régime. Les 3 autres commencent à être en place (les essaims ont été réimplantés en début de saison) et nous avons pu faire une première petite récolte. La saison est partie tellement fort que nous nous retrouvons en manque de nouveaux cadres (un prochain article bientôt sur la confection d'un cadre). 

L'apiculteur de Mobeelity a une belle ruche!

Ci dessous une petite description d'une manipulation délicate pour laquelle nous avons attendu notre expert en apiculture. Lors des visites des ruches, une des activités principales est de chercher la reine de l'essaim pour vérifier que tout va bien. La reine est une abeille une fois et demi plus grande que ses filles. Cependant, pour les non initiés, dans un essaim avec 50 000 abeilles, elle est difficilement reconnaissable. Une technique est de marquer la reine avec un petit point de couleur pour la voir plus facilement. Ce marquage permet également de connaitre l'âge de la reine, chaque année a sa couleur.   


La première étape est de récupérer la reine dans l'essaim. Il faut donc la chercher, l'attraper et la mettre dans un petit tube. Saluons au passage la dextérité de notre expert apiculture qui arrive à attraper une reine avec ses gants sans la tuer !    


Le tube est en fait un petit vérin manuelle avec une grille en guise de bouchon. 



Il faut ensuite pousser délicatement le vérin pour "coincer" la reine juste derrière la petite grille et qu'elle ne puisse plus bouger. Là encore il ne faut pas la tuer.




L'étape suivante consiste à utiliser une espèce de typex pour reine et tout en douceur la marquer d'un petit point sur l'arrière de la tête.


Avant de la remettre, on enduit légèrement de miel la tache de peinture pour masquer l'odeur de la peinture. Le risque, sinon, est que l'essaim ne reconnaisse pas la reine lorsqu'elle est réintroduite dans la ruche et rejette cette dernière (ce qui est en langage apicole veut dire que l'essaim la supprime).  

jeudi 22 mai 2014

L’apiculture urbaine : une lubie de bobo du 21ème siècle ? - La société savante du jardin du Luxembourg



Si l’on parle désormais beaucoup de l’abeille, à la ville et à la campagne, l’apiculture urbaine connaît un développement qui puise son origine dès le 19ème siècle. Rien d’une mode passagère, donc .

En effet, c’est en 1856 que fut fondée par Henri Hamet la société savante connue sous le nom de « Société Centrale d’Apiculture, de Sériciculture, d’Insectologie et deZoologie Agricole ». Son ambition était annoncée dans le premier article de ses statuts, à savoir « concourir aux progrès de la Science et de l’Industrie apicole, ainsi qu’à l’étude de tous les phénomènes entomologiques et zoologiques qui intéressent l’agriculture ». 
Sa mission : la diffusion des savoirs scientifiques et techniques sur les abeilles et les insectes pollinisateurs dont la présence est indispensable au bon fonctionnement des écosystèmes.

Vaste programme qui a gardé tout son sens aujourd’hui, et bien plus encore, beaucoup en conviendront.

Structurée autour d’un rucher – école, la SCA a développé un remarquable savoir-faire en matière pédagogique et la réputation de l’enseignement délivré au rucher école attire chaque nouvelle année-saison (en septembre, pour ceux qui veulent tenter l’aventure de l’inscription) plus de candidats qu’elle ne peut en accueillir. Pendant les 8 mois d’une année de formation, sont dispensés des savoirs théoriques dans le pavillon Davioud, et pratiques dans le rucher discrètement hébergé dans un enclos au sud-ouest du jardin du Luxembourg.

Une conférence annuelle est organisée, pendant laquelle des chercheurs, apiculteurs, historiens, journalistes, écrivains, politiques , viennent présenter leurs travaux, leur expérience, leur vision et débattre sur un sujet en relation avec tous ces insectes si précieux et de la place qu’ils devraient occuper dans notre monde moderne.

Un second rucher urbain destiné aux enfants des écoles de Paris a été mis en œuvre au parc Georges Brassens, preuve du dynamisme et de la vocation pédagogique de la SCA.

La SCA propose également la mise en place de partenariats pour répondre aux demandes d’institutions, de collectivités ou d’entreprises désirant développer un projet d’apiculture ; après une solide formation des volontaires de ces établissements au rucher école du Jardin du Luxembourg, la SCA offre un accompagnement de ce noyau débutant par une petite équipe expérimentée.

Dans le même esprit de partage des savoirs, des petits groupes se forment au sein de la SCA pour mieux appréhender les plantes, les fleurs et tout l’environnement botanique dont vit l’abeille , dans une démarche globale qui associe les uns et les autres comme un tout indissociable.

Moi qui ai suivi cette formation en 2009-2010, j’en ai gardé le souvenir d’une ambiance de passionnés, animée par des passionnés, de cours très documentés, d’opportunités de pratiquer mes premiers gestes d’apiculture et aussi l’acquisition d’un regard nouveau sur le vivant, en ville et à la campagne.

Les inscriptions aux cours d’apiculture de la SCA se font à proximité du rucher dans le Jardin du Luxembourg, à proximité du pavillon Davioud, à l’occasion de la vente annuelle du miel. L’an dernier, cette opération a eu lieu le 21 septembre (2013). A vos agendas !
 



                                                                        Hervé M.

jeudi 15 mai 2014

Création d’un nouvel essaim

Une opération est actuellement en cours au rucher. Une nouvelle société est en train de voir le jour !


Mais, comment créer un nouvel essaim ?!

Cette opération est relativement simple, du moment que l’on dispose d’une reine (en vente) et d’une seconde ruche (de la même race) à proximité. Si aucune reine n’est disponible, il est possible de faire naître soi-même une reine ! Cela fera l’objet d’un article ultérieurement.
Il suffit de prendre une ruchette, c’est une ruche plus petite d’environ 40%. Nous y plaçons deux cadres de nourriture (miel), deux cadres de couvain (abeilles à naître) avec des abeilles dessus. Il est primordial que le couvain ait à sa disposition beaucoup d’abeilles afin de s’en occuper et de le garder à une température convenable. Une fois introduits ces quatre cadres issus de la ruche voisine, il suffit de placer la reine sur le couvain, dans sa cage d’expédition « fermée ».



Le tour est joué !

Avant de refermer la ruchette, nous leur donnons un coup de pouce avec du sirop.
Dans sa cage d’expédition, la reine se trouve avec quelques ouvrières pour s’occuper d’elle. Cette cage est fermée grâce à un petit opercule. Au bout de 36 ou 48h, cet opercule est ôté. Les abeilles mangent alors le candy (sucre) et libèrent la reine ! Nous retardons l’introduction effective de la reine dans la ruche pour sa propre sécurité. En effet, si cette dernière était introduite dans la ruche directement, elle serait alors immédiatement rectifiée (tuée) par les abeilles. Il faut que l’essaim s’habitue à sa nouvelle reine et à ses phéromones.


Aujourd’hui, « notre » reine est saine et sauve. Elle peut dès à présent… se mettre au travail !!




dimanche 4 mai 2014

Fête du travail, faites du miel !

Les abeilles de Mobeelity n'ont pas chômé depuis le début de la saison.
Une récolte de printemps a eu lieu le week-end du 1er mai.
La vidéo retrace les 3h d'intervention pour cette première récolte de l'association !
 



Premières saveurs de la saison : superbe miel de printemps, clair, très fleuri et onctueux.

Merci Florian A. pour le montage et toute l'équipe pour l'huile de coude.