mardi 24 février 2015
mercredi 17 décembre 2014
Les résultats complémentaires de l'analyse du miel
Nous avons reçu le rapport complet qui faisait suite à l'analyse de notre miel. Très intéressant, mise en perspective de notre rucher par rapport aux autres ruchers ayant participé (251 apiculteurs au total).
Nous pouvons voir que nous avons une production dans la moyenne avec 23 kg par ruche.
On a pas gagné le concours du meilleur miel par contre.
Télécharger ici le rapport complet.
jeudi 20 novembre 2014
C'est du miel de chataigner et de tilleul !
Nous avons fait analyser le miel produit par le rucher sur le toit de SYSTRA. Nus étions en effet curieux de savoir :
- Si il était consommable
- De quel pollen se sont servis les abeilles
Autre point amusant, il s'agit donc principalement de pollens de châtaigner et de tilleul. Prochaine étape, allez voir où se situent ces arbres, a priori je n'en ai pas vu à proximité mais mon sens de l'observation est assez peu développer sur les essences d'arbre. Dans tous les cas, nous sommes ravis de la qualité du miel produit et les premier testeurs nous ont fait des très bons retours.
mercredi 12 novembre 2014
Le traitement antivarroa
Le varroa est un acarien parasite des abeilles. Il est responsable depuis 30 ans de pertes considérables de colonies. La lutte contre cet acarien est obligatoire et fait débat, notamment sur la technique à employer et les conséquences sur l’abeille.
Après la dernière récolte de la saison, nous avons donc procédé au traitement de toutes les colonies présentes sur le toît du Farman.
Le traitement dure 10 semaines et a été effectué le 16 septembre. Il faut pour cela disposer deux bandes anti-varroa par essaim, directement dans le corps de la ruche (partie inférieure). Ces dernières doivent être directement apposées contre le couvain. En effet, ces « abeilles à naître » sont celles qui vont passer l’hiver, il est donc important que ces dernières soit traitées. Lors de la semaine du 24 novembre, nous attendrons une éclaircie et irons enlever les bandes. Cette intervention devra être la plus courte possible afin de ne pas mettre en danger l’essaim (température peu élevée).
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| Illustration 1 - Varroa sur pupe d’abeille |
Après la dernière récolte de la saison, nous avons donc procédé au traitement de toutes les colonies présentes sur le toît du Farman.
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| Illustration 2. Les bandes chimiques anti-varroa |
Le traitement dure 10 semaines et a été effectué le 16 septembre. Il faut pour cela disposer deux bandes anti-varroa par essaim, directement dans le corps de la ruche (partie inférieure). Ces dernières doivent être directement apposées contre le couvain. En effet, ces « abeilles à naître » sont celles qui vont passer l’hiver, il est donc important que ces dernières soit traitées. Lors de la semaine du 24 novembre, nous attendrons une éclaircie et irons enlever les bandes. Cette intervention devra être la plus courte possible afin de ne pas mettre en danger l’essaim (température peu élevée).
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| Illustration 3. Les bandes anti-varroa installées dans le corps de la ruche n°2 |
mercredi 17 septembre 2014
lundi 8 septembre 2014
Les ruches à travers le monde
un article glané sur le site http://www.mieuxsucrer.com/

A l’état naturel, les abeilles sauvages installent leur colonie en différents lieux :
- Le plus simplement, à l’air libre, l’essaim suspendu à une branche d’arbre
- Dans le tronc creux d’un arbre
- Dans l’anfractuosité d’une roche
- Dans le conduit de la cheminée d’une maison
- Dans une maison abandonnée en ruine
- Dans la partie supérieure d’une falaise rocheuse
Pour évoquer cette dernière localisation d’une colonie d’abeilles sauvages, comment ne pas penser aux « chasseurs de miel » du Népal qui risquent leur vie en allant récolter les rayons en forme de demi-lune nichés aux sommets d’abruptes et hautes falaises.
Les abeilles ont besoin de sécurité pour protéger leur miel du mauvais temps et des prédateurs, et aussi d’un endroit assez vaste pour contenir toute leur colonie. C’est la raison pour laquelle, très tôt, dans l’Antiquité, les hommes eurent l’idée d’encourager les abeilles à faire leur nid dans des ruches qui rappellent à celles-ci les cavités naturelles.
Aujourd’hui, en France, ce sont les ruches à cadres mobiles qui équipent les ruchers, avec un empilement vertical de cadres, les plus courantes étant de types Dadant, Langstroth, Voirnot, Zander, portant le nom de leur inventeur. Les ruches horizontales sont plus rares.

Mais l’apiculture traditionnelle, sur les cinq continents, continue d’utiliser un grand nombre de ruches de types différents, construites avec les matériaux locaux.
La ruche traditionnelle la plus répandue, en particulier en Afrique et en Asie, est celle consistant à utiliser un tronc d’arbre creux tel que celui où les abeilles sauvages aiment à se réfugier. Soit l’apiculteur évide le tronc d’un arbre qu’il vient de couper, soit il utilise celui d’un arbre mort. Le tronc d’arbre est disposé verticalement, fermé à son sommet par des planches de bois dans lesquelles il fait un trou pour permettre aux abeilles d’entrer et sortir de la ruche. Parfois il utilise des pierres plates, laissant un mince espace entre elles.
Toutes les essences d’arbres, localement, permettent de fabriquer de telles ruches. Pour prendre un seul exemple, en Indonésie, les ruches traditionnelles balinaises, magnifiques, sont des tronçons de bambou ou de cocotier. Les apiculteurs indonésiens les suspendent dans les arbres pour éviter les prédateurs (nombre d’animaux sauvages adorent le miel).
Dans certains pays, on fabrique des ruches non pas avec les troncs d’arbres mais avec leur écorce. Le meilleur exemple est celui des ruches élaborées avec des écorces de chêne-liège.

Une ruche traditionnelle est également très répandue dans le monde entier : la ruche en paille. Les apiculteurs utilisent pour cela la paille de la céréale cultivée localement et recueillie après le battage permettant de séparer les grains. La paille est alors tressée pour donner à la ruche, généralement, une forme arrondie, telle une cloche.

Les apiculteurs enduisent ensuite la ruche de boue pour l’imperméabiliser. Les ruches du Sénégal et du Cameroun, de ce type en paille tressée, sont enduites non pas de boue mais de bouse de vache qui remplit la même fonction isolante.
Dans les régions proches de points d’eau, marécages, bords de lacs ou rives de fleuves, on utilise les joncs pour fabriquer des ruches en osier, très solides, rappelant les ruches en paille par leur forme arrondie et leur tapissage de boue imperméabilisante. Le meilleur exemple est celui des ruches égyptiennes bordant le Nil, qui sont telles qu’elles étaient il y a plusieurs millénaires. Les apiculteurs égyptiens n’ont jamais trouvé mieux.

L’autre grande catégorie de ruches traditionnelles est celle qui utilise l’argile. On trouve des ruches en argile sur tous les continents. Elles sont généralement de bien plus petites dimensions que celles en paille ou en osier.
Pour prendre un exemple, dans la presqu’ile du Yucatan mexicaine, les apiculteurs fabriquent une multitude de petites ruches tels des pots en terre cuite qu’ils adossent aux murs de leur maison.
Cela nous conduit à évoquer ce que l’on nomme les ruches emmurées. Au Moyen-Orient, par exemple, les apiculteurs utilisent comme ruches des « niches » creusées dans le mur de leur maison, tout simplement. Les colonies d’abeilles sauvages viennent les occuper.

D’autres ruches sont fabriquées uniquement avec des pierres, telles de petites maisons, ou bien en pisé, qui est un torchis de terre. Parfois les apiculteurs associent le pisé et un autre matériau. Ainsi, au Maroc, ce qui est actuellement le plus grand rucher au monde, à Inzerki, dans le Haut-Atlas, une construction monumentale unique comprend 4 rangées superposées de 180 cases en pisé, soit 720 cases, chacune contenant 3 ruches en roseau tressé, ce qui fait au total un nombre de 2 160 ruches en un seul lieu.

Pour terminer ce panorama des ruches à travers le monde, revenons en Europe pour évoquer deux types de ruches très spectaculaires. En Slovénie, pays où la densité d’apiculteurs est la plus élevée (1 habitant sur 250 possède des ruches) il est de tradition de décorer le fronton des ruches avec de magnifiques peintures naïves de toutes les couleurs. Et en Pologne, une autre tradition a beaucoup de succès : celle de
sculpter le bois des ruches pour représenter soit une silhouette humaine, soit animale, l’ours en général.
Les ruches à travers le monde
A l’état naturel, les abeilles sauvages installent leur colonie en différents lieux :
- Le plus simplement, à l’air libre, l’essaim suspendu à une branche d’arbre
- Dans le tronc creux d’un arbre
- Dans l’anfractuosité d’une roche
- Dans le conduit de la cheminée d’une maison
- Dans une maison abandonnée en ruine
- Dans la partie supérieure d’une falaise rocheuse
Pour évoquer cette dernière localisation d’une colonie d’abeilles sauvages, comment ne pas penser aux « chasseurs de miel » du Népal qui risquent leur vie en allant récolter les rayons en forme de demi-lune nichés aux sommets d’abruptes et hautes falaises.
Les abeilles ont besoin de sécurité pour protéger leur miel du mauvais temps et des prédateurs, et aussi d’un endroit assez vaste pour contenir toute leur colonie. C’est la raison pour laquelle, très tôt, dans l’Antiquité, les hommes eurent l’idée d’encourager les abeilles à faire leur nid dans des ruches qui rappellent à celles-ci les cavités naturelles.
Aujourd’hui, en France, ce sont les ruches à cadres mobiles qui équipent les ruchers, avec un empilement vertical de cadres, les plus courantes étant de types Dadant, Langstroth, Voirnot, Zander, portant le nom de leur inventeur. Les ruches horizontales sont plus rares.
Mais l’apiculture traditionnelle, sur les cinq continents, continue d’utiliser un grand nombre de ruches de types différents, construites avec les matériaux locaux.
La ruche traditionnelle la plus répandue, en particulier en Afrique et en Asie, est celle consistant à utiliser un tronc d’arbre creux tel que celui où les abeilles sauvages aiment à se réfugier. Soit l’apiculteur évide le tronc d’un arbre qu’il vient de couper, soit il utilise celui d’un arbre mort. Le tronc d’arbre est disposé verticalement, fermé à son sommet par des planches de bois dans lesquelles il fait un trou pour permettre aux abeilles d’entrer et sortir de la ruche. Parfois il utilise des pierres plates, laissant un mince espace entre elles.
Toutes les essences d’arbres, localement, permettent de fabriquer de telles ruches. Pour prendre un seul exemple, en Indonésie, les ruches traditionnelles balinaises, magnifiques, sont des tronçons de bambou ou de cocotier. Les apiculteurs indonésiens les suspendent dans les arbres pour éviter les prédateurs (nombre d’animaux sauvages adorent le miel).
Dans certains pays, on fabrique des ruches non pas avec les troncs d’arbres mais avec leur écorce. Le meilleur exemple est celui des ruches élaborées avec des écorces de chêne-liège.
Une ruche traditionnelle est également très répandue dans le monde entier : la ruche en paille. Les apiculteurs utilisent pour cela la paille de la céréale cultivée localement et recueillie après le battage permettant de séparer les grains. La paille est alors tressée pour donner à la ruche, généralement, une forme arrondie, telle une cloche.
Les apiculteurs enduisent ensuite la ruche de boue pour l’imperméabiliser. Les ruches du Sénégal et du Cameroun, de ce type en paille tressée, sont enduites non pas de boue mais de bouse de vache qui remplit la même fonction isolante.
Dans les régions proches de points d’eau, marécages, bords de lacs ou rives de fleuves, on utilise les joncs pour fabriquer des ruches en osier, très solides, rappelant les ruches en paille par leur forme arrondie et leur tapissage de boue imperméabilisante. Le meilleur exemple est celui des ruches égyptiennes bordant le Nil, qui sont telles qu’elles étaient il y a plusieurs millénaires. Les apiculteurs égyptiens n’ont jamais trouvé mieux.
L’autre grande catégorie de ruches traditionnelles est celle qui utilise l’argile. On trouve des ruches en argile sur tous les continents. Elles sont généralement de bien plus petites dimensions que celles en paille ou en osier.
Pour prendre un exemple, dans la presqu’ile du Yucatan mexicaine, les apiculteurs fabriquent une multitude de petites ruches tels des pots en terre cuite qu’ils adossent aux murs de leur maison.
Cela nous conduit à évoquer ce que l’on nomme les ruches emmurées. Au Moyen-Orient, par exemple, les apiculteurs utilisent comme ruches des « niches » creusées dans le mur de leur maison, tout simplement. Les colonies d’abeilles sauvages viennent les occuper.
D’autres ruches sont fabriquées uniquement avec des pierres, telles de petites maisons, ou bien en pisé, qui est un torchis de terre. Parfois les apiculteurs associent le pisé et un autre matériau. Ainsi, au Maroc, ce qui est actuellement le plus grand rucher au monde, à Inzerki, dans le Haut-Atlas, une construction monumentale unique comprend 4 rangées superposées de 180 cases en pisé, soit 720 cases, chacune contenant 3 ruches en roseau tressé, ce qui fait au total un nombre de 2 160 ruches en un seul lieu.
Pour terminer ce panorama des ruches à travers le monde, revenons en Europe pour évoquer deux types de ruches très spectaculaires. En Slovénie, pays où la densité d’apiculteurs est la plus élevée (1 habitant sur 250 possède des ruches) il est de tradition de décorer le fronton des ruches avec de magnifiques peintures naïves de toutes les couleurs. Et en Pologne, une autre tradition a beaucoup de succès : celle de
sculpter le bois des ruches pour représenter soit une silhouette humaine, soit animale, l’ours en général.
mardi 5 août 2014
Le rucher de Mobeelity a vécu son premier essaimage
La ruche la plus
active du rucher (n°1) a connu une crise du logement cet été.
Lorsqu’une ruche se développe fortement et rencontre des
difficultés pour entreposer le miel, l’essaim décide d’essaimer.
La population de l’essaim va ainsi être divisée par deux. Une
manière radicale pour régler cette crise.
L’essaimage est
tout à fait naturel, c’est même la voie naturelle de reproduction
de l’espèce.
L’essaimage débute
par la mise en chantier de
quelques reines. Pour élever ces reines, les ouvrières fabriquent
alors plusieurs cellules royales.
![]() |
| Une cellule royale ouverte de la ruche n°1 |
En temps normal, la
reine empêche le développement de ces cellules royales (après
tout, c’est elle la reine !). Mais en temps de crise, la
survie de la communauté reprend le dessus.
Peu avant la
naissance des jeunes reines, la « vieille » reine décide
de quitter la ruche avec la moitié de la colonie (soit environ
20-30 000 abeilles dans notre cas) et de trouver un autre
refuge.
Des éclaireuses
proposent alors plusieurs sites. Une décision est ensuite prise par
la communauté quant à l’emplacement idéal. La reine seule décide
? Une concertation des « sages » est organisée ? Nul ne
le sait.
De plus, sur la
moitié d’essaim quittant le navire, la proportion de chaque caste
est conservée (les nourricières, butineuses, productrice de cire,
etc.). Ainsi les deux « nouveaux » essaims seront
directement opérationnels.
Juste avant le grand
départ, les abeilles font des provisions de miel pour quelques temps
(pour la route et les premiers moments de la future ruche).
Les abeilles restées
au bercail ne demeureront pas longtemps orphelines. Les jeunes reines
sont sur le point de naître. La première à sortir de sa cellule
royale devient la nouvelle reine. D’ailleurs, elle affirme sa
suprématie en « rectifiant » toutes les autres jeunes
reines.
Au bout de plusieurs
jours, la nouvelle reine peut enfin s’envoler pour son vol nuptial.
Durant ce moment unique, elle va se constituer sa spermathèque pour
toute sa vie, soit 4 à 5 ans.
La « cellule
primaire » s’est ainsi divisée en deux, la régénération
de l’espèce est assurée.
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