dimanche 29 juin 2014

Marquage de Reine

Les ruches sur le toit du Farman sont en pleine forme. Nous avons une ruche qui en est à sa 6ème hausse, une performance. Cette dernière en est à sa 3ème récolte ce jour et l'essaim continue de produire à plein régime. Les 3 autres commencent à être en place (les essaims ont été réimplantés en début de saison) et nous avons pu faire une première petite récolte. La saison est partie tellement fort que nous nous retrouvons en manque de nouveaux cadres (un prochain article bientôt sur la confection d'un cadre). 

L'apiculteur de Mobeelity a une belle ruche!

Ci dessous une petite description d'une manipulation délicate pour laquelle nous avons attendu notre expert en apiculture. Lors des visites des ruches, une des activités principales est de chercher la reine de l'essaim pour vérifier que tout va bien. La reine est une abeille une fois et demi plus grande que ses filles. Cependant, pour les non initiés, dans un essaim avec 50 000 abeilles, elle est difficilement reconnaissable. Une technique est de marquer la reine avec un petit point de couleur pour la voir plus facilement. Ce marquage permet également de connaitre l'âge de la reine, chaque année a sa couleur.   


La première étape est de récupérer la reine dans l'essaim. Il faut donc la chercher, l'attraper et la mettre dans un petit tube. Saluons au passage la dextérité de notre expert apiculture qui arrive à attraper une reine avec ses gants sans la tuer !    


Le tube est en fait un petit vérin manuelle avec une grille en guise de bouchon. 



Il faut ensuite pousser délicatement le vérin pour "coincer" la reine juste derrière la petite grille et qu'elle ne puisse plus bouger. Là encore il ne faut pas la tuer.




L'étape suivante consiste à utiliser une espèce de typex pour reine et tout en douceur la marquer d'un petit point sur l'arrière de la tête.


Avant de la remettre, on enduit légèrement de miel la tache de peinture pour masquer l'odeur de la peinture. Le risque, sinon, est que l'essaim ne reconnaisse pas la reine lorsqu'elle est réintroduite dans la ruche et rejette cette dernière (ce qui est en langage apicole veut dire que l'essaim la supprime).  

jeudi 22 mai 2014

L’apiculture urbaine : une lubie de bobo du 21ème siècle ? - La société savante du jardin du Luxembourg



Si l’on parle désormais beaucoup de l’abeille, à la ville et à la campagne, l’apiculture urbaine connaît un développement qui puise son origine dès le 19ème siècle. Rien d’une mode passagère, donc .

En effet, c’est en 1856 que fut fondée par Henri Hamet la société savante connue sous le nom de « Société Centrale d’Apiculture, de Sériciculture, d’Insectologie et deZoologie Agricole ». Son ambition était annoncée dans le premier article de ses statuts, à savoir « concourir aux progrès de la Science et de l’Industrie apicole, ainsi qu’à l’étude de tous les phénomènes entomologiques et zoologiques qui intéressent l’agriculture ». 
Sa mission : la diffusion des savoirs scientifiques et techniques sur les abeilles et les insectes pollinisateurs dont la présence est indispensable au bon fonctionnement des écosystèmes.

Vaste programme qui a gardé tout son sens aujourd’hui, et bien plus encore, beaucoup en conviendront.

Structurée autour d’un rucher – école, la SCA a développé un remarquable savoir-faire en matière pédagogique et la réputation de l’enseignement délivré au rucher école attire chaque nouvelle année-saison (en septembre, pour ceux qui veulent tenter l’aventure de l’inscription) plus de candidats qu’elle ne peut en accueillir. Pendant les 8 mois d’une année de formation, sont dispensés des savoirs théoriques dans le pavillon Davioud, et pratiques dans le rucher discrètement hébergé dans un enclos au sud-ouest du jardin du Luxembourg.

Une conférence annuelle est organisée, pendant laquelle des chercheurs, apiculteurs, historiens, journalistes, écrivains, politiques , viennent présenter leurs travaux, leur expérience, leur vision et débattre sur un sujet en relation avec tous ces insectes si précieux et de la place qu’ils devraient occuper dans notre monde moderne.

Un second rucher urbain destiné aux enfants des écoles de Paris a été mis en œuvre au parc Georges Brassens, preuve du dynamisme et de la vocation pédagogique de la SCA.

La SCA propose également la mise en place de partenariats pour répondre aux demandes d’institutions, de collectivités ou d’entreprises désirant développer un projet d’apiculture ; après une solide formation des volontaires de ces établissements au rucher école du Jardin du Luxembourg, la SCA offre un accompagnement de ce noyau débutant par une petite équipe expérimentée.

Dans le même esprit de partage des savoirs, des petits groupes se forment au sein de la SCA pour mieux appréhender les plantes, les fleurs et tout l’environnement botanique dont vit l’abeille , dans une démarche globale qui associe les uns et les autres comme un tout indissociable.

Moi qui ai suivi cette formation en 2009-2010, j’en ai gardé le souvenir d’une ambiance de passionnés, animée par des passionnés, de cours très documentés, d’opportunités de pratiquer mes premiers gestes d’apiculture et aussi l’acquisition d’un regard nouveau sur le vivant, en ville et à la campagne.

Les inscriptions aux cours d’apiculture de la SCA se font à proximité du rucher dans le Jardin du Luxembourg, à proximité du pavillon Davioud, à l’occasion de la vente annuelle du miel. L’an dernier, cette opération a eu lieu le 21 septembre (2013). A vos agendas !
 



                                                                        Hervé M.

jeudi 15 mai 2014

Création d’un nouvel essaim

Une opération est actuellement en cours au rucher. Une nouvelle société est en train de voir le jour !


Mais, comment créer un nouvel essaim ?!

Cette opération est relativement simple, du moment que l’on dispose d’une reine (en vente) et d’une seconde ruche (de la même race) à proximité. Si aucune reine n’est disponible, il est possible de faire naître soi-même une reine ! Cela fera l’objet d’un article ultérieurement.
Il suffit de prendre une ruchette, c’est une ruche plus petite d’environ 40%. Nous y plaçons deux cadres de nourriture (miel), deux cadres de couvain (abeilles à naître) avec des abeilles dessus. Il est primordial que le couvain ait à sa disposition beaucoup d’abeilles afin de s’en occuper et de le garder à une température convenable. Une fois introduits ces quatre cadres issus de la ruche voisine, il suffit de placer la reine sur le couvain, dans sa cage d’expédition « fermée ».



Le tour est joué !

Avant de refermer la ruchette, nous leur donnons un coup de pouce avec du sirop.
Dans sa cage d’expédition, la reine se trouve avec quelques ouvrières pour s’occuper d’elle. Cette cage est fermée grâce à un petit opercule. Au bout de 36 ou 48h, cet opercule est ôté. Les abeilles mangent alors le candy (sucre) et libèrent la reine ! Nous retardons l’introduction effective de la reine dans la ruche pour sa propre sécurité. En effet, si cette dernière était introduite dans la ruche directement, elle serait alors immédiatement rectifiée (tuée) par les abeilles. Il faut que l’essaim s’habitue à sa nouvelle reine et à ses phéromones.


Aujourd’hui, « notre » reine est saine et sauve. Elle peut dès à présent… se mettre au travail !!




dimanche 4 mai 2014

Fête du travail, faites du miel !

Les abeilles de Mobeelity n'ont pas chômé depuis le début de la saison.
Une récolte de printemps a eu lieu le week-end du 1er mai.
La vidéo retrace les 3h d'intervention pour cette première récolte de l'association !
 



Premières saveurs de la saison : superbe miel de printemps, clair, très fleuri et onctueux.

Merci Florian A. pour le montage et toute l'équipe pour l'huile de coude. 

mercredi 30 avril 2014

Les chiffres clefs d'une ruche


3 Comme le rayon en km de la zone de butinage d’une colonie. En moyenne il se situe plus entre 500m et 2km. Exceptionnellement les abeilles peuvent s’éloigner de plus de 10 km de leur ruche si la source de pollen ou de nectar en vaut la peine. Dans la situation de notre rucher, voici ce que cela donne pour un rayon de 3km:
 30 C’est la vitesse en km/h d’une abeille en vol. Pour y arriver ses ailes battent 200 fois par seconde.
35 Comme la température en degré Celsius à l’intérieur de la ruche et plus précisément au niveau du couvain. Celle-ci reste constante toute l’année quelque soit la température à l’extérieur de la ruche. Pour la maintenir, soit les abeilles ventilent la ruche en battant des ailes pour rafraichir, soit elles s’agitent et se regroupent pour réchauffer l’air intérieur de la ruche.
 78 C’est en mg la masse d’une abeille.
1000 Comme le nombre de naissance et le nombre de mort dans la colonie par jour au plus fort de la saison apicole (printemps-été).
2000 C’est le nombre d’œufs qu’une reine peut pondre par jour. Sur l’ensemble de l’année on se situe vers les 50000 œufs.
8000 Comme le nombre de fleurs que doivent butiner les abeilles pour récupérer seulement 1g de nectar.
70000 Comme le nombre d’abeilles que peut atteindre une colonie au plus fort de la saison apicole. En moyenne on se situe plus entre 30000 et 60000. L’hiver la colonie compte environ 6000 ouvrières soit 10 fois moins qu’en pleine saison.
400000 C’est le nombre de km parcourus par les abeilles pour produire 1 kg de miel. Cela représente 10 fois le tour de la Terre.

merci David V. pour l'article

dimanche 27 avril 2014

La ruche n°3 a le bourdon


Lors d’un contrôle apicole fin mars, nous remarquons que l’activité au sein de la ruche a diminué depuis notre dernière visite. Etonnant en ce début de saison ensoleillé et doux.
L’absence de couvain (abeilles à naitre) étonne et inquiète les apiculteurs amateurs que nous sommes.
Nous repérons par la suite trois cadres de couvain de mâles (de faux-bourdons) dans la hausse. La reine est introuvable, que ce soit dans le corps ou dans la hausse.
Le diagnostic est sans appel, notre ruche est devenue bourdonneuse !
 
Mobeelity
Un cadre de couvain mâle de la ruche n°3
Une ruche bourdonneuse voit sa population de mâles exploser et celle des femelles stagner (pas de couvain femelle) puis diminuer (mort naturelle des abeilles). Deux possibilités, soit la reine n’est plus, soit la reine est malade. Dans notre cas, la reine a disparu (maladie, erreur de manipulation, malformation, effet du varroa, etc.) et l’essaim n’a pas eu ni le temps ni l’opportunité d’élever une nouvelle reine.

 
Mobeelity
Feu la reine (sur la droite) - Cliché de 2013
 
Comment se fait-il alors que du couvain mâle soit apparu ?
La présence de la reine parmi ses ouvrières inhibe le développement des ovaires de celles-ci. Dès qu’elle est absente ou trop vieille pour sécréter des phéromones, en quelques jours des ouvrières deviennent pondeuses . Ces abeilles n'ayant pas été fécondées , les œufs obtenus donnent des mâles (un œuf fécondé donne une abeille femelle , une ouvrière).

Ce sont alors certaines ouvrières de la colonie qui pondent des mâles. Poussées par un instinct de survie communautaire peut-être ?

Hélas notre diagnostic est tardif, les mâles sont déjà en surnombre. La population d’abeilles est trop faible et nous ne pouvons pas envisager d’introduire une nouvelle reine. La colonie est perdue. Déception.

Nous écartons la ruche du rucher, et secouons les cadres. Les ouvrières vont retourner sur le rucher et essayer d’intégrer un essaim voisin. Les mâles pourront tenter leur chance, mais peu d’entre eux seront acceptés, leur présence ne ferait qu’affaiblir l’essaim.
 
Mobeelity
Un cadre rempli de mâles, secoué à distance du rucher
Un nouvel essaim remplacera en lieu et place l’ancien, une nouvelle histoire commence.

mercredi 23 avril 2014

Les vertus médécinales des abeilles

Un article intéressant sur les vertus médicinales des abeilles exploitées en Roumanie. Prochaine étape pour nous?

Bucarest (AFP) – Du venin d’abeille pour combattre la sclérose en plaques, du pollen pour la digestion, du miel comme cicatrisant: la Roumanie cultive l’apithérapie, une médecine alternative dont les racines remontent à l’Antiquité.
Dans la Grèce antique, Hippocrate appliquait du miel pour soigner les blessures et les Romains qualifiaient le pollen de « poudre qui donne la vie ».
« La ruche constitue la plus ancienne pharmacie naturelle et la plus saine », explique Cristina Mateescu, directrice générale de l’Institut roumain de recherche et de développement apicole.
Médecin allopathe classique durant des années, le Dr Mariana Stan pratique aujourd’hui à Bucarest l’apithérapie « qui donne des résultats plus lents mais plus durables et plus profonds ».
« Dans mon village, mon arrière-grand-mère était guérisseuse et utilisait les produits de la ruche. Elle m’a inspirée », explique-t-elle à l’AFP.
La Roumanie est un des rares pays au monde où des modules d’apithérapie ont été inclus dans les formations médicales classiques.
L’extrait de propolis développé par l’Institut de recherche et de développement apicole a été officiellement reconnu comme médicament.
En Inde, en Chine et dans l’Egypte antique, la propolis, substance résineuse butinée par les abeilles dans les bourgeons, était déjà prisée pour ses vertus cicatrisantes et antiseptiques.
Fondé en 1974, cet Institut emploie aujourd’hui 105 personnes. Outre ses recherches pour maintenir en bonne santé les colonies d’abeilles, il commercialise une trentaine de traitements homologués.
Une nouvelle gamme permet aussi aux chats et chiens d’être traités par apithérapie…
« La Roumanie est une pionnière de l’apithérapie qu’elle a reconnue très tôt comme une composante de la médecine scientifique », explique à l’AFP le professeur américain Theodor Charbuliez, président de la Commission d’apithérapie d’Apimondia, fédération regroupant des milliers d’apiculteurs dans le monde.
Bucarest abrite depuis 1984 un centre médical d’apithérapie, le premier ouvert dans le monde.
© AFP
Doina Postolachi, 34 ans, vient deux fois par semaine au centre médical d’apithérapie de Bucarest pour recevoir un traitement à base de venin d’abeille. Photographiée le 28 mars 2014
© AFP Daniel Mihailescu
Doïna Postolachi, 34 ans, y vient deux fois par semaine pour recevoir des injections de venin d’abeille (apitoxine), qui lui ont « redonné espoir » dans sa lutte contre la sclérose en plaques.
« Il y a un an, je ne pouvais plus marcher ni entrer dans ma baignoire. Mes pieds étaient cloués au sol mais aujourd’hui le traitement au venin m’a redonné de la force dans les jambes, je marche, je peux prendre un bain », affirme, rayonnante, cette poétesse aux yeux d’un bleu intense.
Le venin est récolté de manière douce, sans provoquer la mort des abeilles.
Doïna n’a jamais voulu des traitements chimiques classiques « qui s’accompagnent de nombreux effets secondaires ».
Malgré le scepticisme de certains médecins allopathes, de nombreux patients dans le monde louent cette méthode alternative, y compris aux Etats-Unis.
Pour ses défenseurs, l’industrie pharmaceutique pourrait voir d’un mauvais oeil les traitements avec les produits de la ruche car ils sont très abordables.
- Des abeilles qui font des merveilles -
En 2013, l’université américaine Washington de Saint-Louis (Missouri) a publié une étude sur l’efficacité de la mélittine (toxine contenue dans le venin d’abeille) sur le virus du sida.
En France, des milliers de patients ont bénéficié de pansements au miel dans le service de chirurgie digestive de l’hôpital de Limoges (centre).
Des produits comme la gelée royale sont aussi de plus en plus utilisés en cosmétique. « Ils peuvent retarder les signes de vieillissement », relève Nelly Pfeiffer qui tient un salon spécialisé en apicosmétique à Bucarest.
Partout dans le pays, des officines proposent un vaste choix de produits apicoles.
Ce qui plaît, c’est l’image naturelle de ces traitements, qui ont toujours été présents dans la médecine traditionnelle d’un pays à la nature sauvage traversé par le massif des Carpates, comme dans le reste des Balkans.
« En Roumanie, nous avons la chance d’avoir une nature très préservée », note Cornelia Dostetan, apicultrice et membre de la Société nationale d’apithérapie.
Durant le communisme, les pénuries empêchèrent l’utilisation des pesticides. Aujourd’hui, la flore est encore très diverse en raison de l’absence de grandes zones de monocultures agricoles comme en Europe de l’Ouest.
Certifiée bio, la société roumaine Apiland, basée en Transylvanie, exporte du pollen cru aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne.
Selon le dernier recensement agricole de 2010, la Roumanie comptait 42.000 apiculteurs et 1,3 million de colonies d’abeilles.
« Ces êtres minuscules font des merveilles », dit Doïna qui ressent à leur égard « une immense reconnaissance ».
© AFP
- See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2014/04/13/roumanie-les-abeilles-aident-les-medecins-faire-des-miracles/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Goodplanetinfo+%28Les+D%C3%A9p%C3%AAches+GoodPlanet.info+%29#sthash.VAsyvSME.dpu
abeilles médecine
Bucarest (AFP) – Du venin d’abeille pour combattre la sclérose en plaques, du pollen pour la digestion, du miel comme cicatrisant: la Roumanie cultive l’apithérapie, une médecine alternative dont les racines remontent à l’Antiquité.
Dans la Grèce antique, Hippocrate appliquait du miel pour soigner les blessures et les Romains qualifiaient le pollen de « poudre qui donne la vie ».
« La ruche constitue la plus ancienne pharmacie naturelle et la plus saine », explique Cristina Mateescu, directrice générale de l’Institut roumain de recherche et de développement apicole.
Médecin allopathe classique durant des années, le Dr Mariana Stan pratique aujourd’hui à Bucarest l’apithérapie « qui donne des résultats plus lents mais plus durables et plus profonds ».
« Dans mon village, mon arrière-grand-mère était guérisseuse et utilisait les produits de la ruche. Elle m’a inspirée », explique-t-elle à l’AFP.
La Roumanie est un des rares pays au monde où des modules d’apithérapie ont été inclus dans les formations médicales classiques.
L’extrait de propolis développé par l’Institut de recherche et de développement apicole a été officiellement reconnu comme médicament.
En Inde, en Chine et dans l’Egypte antique, la propolis, substance résineuse butinée par les abeilles dans les bourgeons, était déjà prisée pour ses vertus cicatrisantes et antiseptiques.
Fondé en 1974, cet Institut emploie aujourd’hui 105 personnes. Outre ses recherches pour maintenir en bonne santé les colonies d’abeilles, il commercialise une trentaine de traitements homologués.
Une nouvelle gamme permet aussi aux chats et chiens d’être traités par apithérapie…
« La Roumanie est une pionnière de l’apithérapie qu’elle a reconnue très tôt comme une composante de la médecine scientifique », explique à l’AFP le professeur américain Theodor Charbuliez, président de la Commission d’apithérapie d’Apimondia, fédération regroupant des milliers d’apiculteurs dans le monde.
Bucarest abrite depuis 1984 un centre médical d’apithérapie, le premier ouvert dans le monde.
Doïna Postolachi, 34 ans, y vient deux fois par semaine pour recevoir des injections de venin d’abeille (apitoxine), qui lui ont « redonné espoir » dans sa lutte contre la sclérose en plaques.
« Il y a un an, je ne pouvais plus marcher ni entrer dans ma baignoire. Mes pieds étaient cloués au sol mais aujourd’hui le traitement au venin m’a redonné de la force dans les jambes, je marche, je peux prendre un bain », affirme, rayonnante, cette poétesse aux yeux d’un bleu intense.
Le venin est récolté de manière douce, sans provoquer la mort des abeilles.
Doïna n’a jamais voulu des traitements chimiques classiques « qui s’accompagnent de nombreux effets secondaires ».
Malgré le scepticisme de certains médecins allopathes, de nombreux patients dans le monde louent cette méthode alternative, y compris aux Etats-Unis.
Pour ses défenseurs, l’industrie pharmaceutique pourrait voir d’un mauvais oeil les traitements avec les produits de la ruche car ils sont très abordables.
- Des abeilles qui font des merveilles -
En 2013, l’université américaine Washington de Saint-Louis (Missouri) a publié une étude sur l’efficacité de la mélittine (toxine contenue dans le venin d’abeille) sur le virus du sida.
En France, des milliers de patients ont bénéficié de pansements au miel dans le service de chirurgie digestive de l’hôpital de Limoges (centre).
Des produits comme la gelée royale sont aussi de plus en plus utilisés en cosmétique. « Ils peuvent retarder les signes de vieillissement », relève Nelly Pfeiffer qui tient un salon spécialisé en apicosmétique à Bucarest.
Partout dans le pays, des officines proposent un vaste choix de produits apicoles.
Ce qui plaît, c’est l’image naturelle de ces traitements, qui ont toujours été présents dans la médecine traditionnelle d’un pays à la nature sauvage traversé par le massif des Carpates, comme dans le reste des Balkans.
« En Roumanie, nous avons la chance d’avoir une nature très préservée », note Cornelia Dostetan, apicultrice et membre de la Société nationale d’apithérapie.
Durant le communisme, les pénuries empêchèrent l’utilisation des pesticides. Aujourd’hui, la flore est encore très diverse en raison de l’absence de grandes zones de monocultures agricoles comme en Europe de l’Ouest.
Certifiée bio, la société roumaine Apiland, basée en Transylvanie, exporte du pollen cru aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne.
Selon le dernier recensement agricole de 2010, la Roumanie comptait 42.000 apiculteurs et 1,3 million de colonies d’abeilles.
« Ces êtres minuscules font des merveilles », dit Doïna qui ressent à leur égard « une immense reconnaissance ».
A voir également, un reportage de France 5 sur le sujet .











Bucarest (AFP) – Du venin d’abeille pour combattre la sclérose en plaques, du pollen pour la digestion, du miel comme cicatrisant: la Roumanie cultive l’apithérapie, une médecine alternative dont les racines remontent à l’Antiquité.
Dans la Grèce antique, Hippocrate appliquait du miel pour soigner les blessures et les Romains qualifiaient le pollen de « poudre qui donne la vie ».
« La ruche constitue la plus ancienne pharmacie naturelle et la plus saine », explique Cristina Mateescu, directrice générale de l’Institut roumain de recherche et de développement apicole.
Médecin allopathe classique durant des années, le Dr Mariana Stan pratique aujourd’hui à Bucarest l’apithérapie « qui donne des résultats plus lents mais plus durables et plus profonds ».
« Dans mon village, mon arrière-grand-mère était guérisseuse et utilisait les produits de la ruche. Elle m’a inspirée », explique-t-elle à l’AFP.
La Roumanie est un des rares pays au monde où des modules d’apithérapie ont été inclus dans les formations médicales classiques.
L’extrait de propolis développé par l’Institut de recherche et de développement apicole a été officiellement reconnu comme médicament.
En Inde, en Chine et dans l’Egypte antique, la propolis, substance résineuse butinée par les abeilles dans les bourgeons, était déjà prisée pour ses vertus cicatrisantes et antiseptiques.
Fondé en 1974, cet Institut emploie aujourd’hui 105 personnes. Outre ses recherches pour maintenir en bonne santé les colonies d’abeilles, il commercialise une trentaine de traitements homologués.
Une nouvelle gamme permet aussi aux chats et chiens d’être traités par apithérapie…
« La Roumanie est une pionnière de l’apithérapie qu’elle a reconnue très tôt comme une composante de la médecine scientifique », explique à l’AFP le professeur américain Theodor Charbuliez, président de la Commission d’apithérapie d’Apimondia, fédération regroupant des milliers d’apiculteurs dans le monde.
Bucarest abrite depuis 1984 un centre médical d’apithérapie, le premier ouvert dans le monde.
© AFP
Doina Postolachi, 34 ans, vient deux fois par semaine au centre médical d’apithérapie de Bucarest pour recevoir un traitement à base de venin d’abeille. Photographiée le 28 mars 2014
© AFP Daniel Mihailescu
Doïna Postolachi, 34 ans, y vient deux fois par semaine pour recevoir des injections de venin d’abeille (apitoxine), qui lui ont « redonné espoir » dans sa lutte contre la sclérose en plaques.
« Il y a un an, je ne pouvais plus marcher ni entrer dans ma baignoire. Mes pieds étaient cloués au sol mais aujourd’hui le traitement au venin m’a redonné de la force dans les jambes, je marche, je peux prendre un bain », affirme, rayonnante, cette poétesse aux yeux d’un bleu intense.
Le venin est récolté de manière douce, sans provoquer la mort des abeilles.
Doïna n’a jamais voulu des traitements chimiques classiques « qui s’accompagnent de nombreux effets secondaires ».
Malgré le scepticisme de certains médecins allopathes, de nombreux patients dans le monde louent cette méthode alternative, y compris aux Etats-Unis.
Pour ses défenseurs, l’industrie pharmaceutique pourrait voir d’un mauvais oeil les traitements avec les produits de la ruche car ils sont très abordables.
- Des abeilles qui font des merveilles -
En 2013, l’université américaine Washington de Saint-Louis (Missouri) a publié une étude sur l’efficacité de la mélittine (toxine contenue dans le venin d’abeille) sur le virus du sida.
En France, des milliers de patients ont bénéficié de pansements au miel dans le service de chirurgie digestive de l’hôpital de Limoges (centre).
Des produits comme la gelée royale sont aussi de plus en plus utilisés en cosmétique. « Ils peuvent retarder les signes de vieillissement », relève Nelly Pfeiffer qui tient un salon spécialisé en apicosmétique à Bucarest.
Partout dans le pays, des officines proposent un vaste choix de produits apicoles.
Ce qui plaît, c’est l’image naturelle de ces traitements, qui ont toujours été présents dans la médecine traditionnelle d’un pays à la nature sauvage traversé par le massif des Carpates, comme dans le reste des Balkans.
« En Roumanie, nous avons la chance d’avoir une nature très préservée », note Cornelia Dostetan, apicultrice et membre de la Société nationale d’apithérapie.
Durant le communisme, les pénuries empêchèrent l’utilisation des pesticides. Aujourd’hui, la flore est encore très diverse en raison de l’absence de grandes zones de monocultures agricoles comme en Europe de l’Ouest.
Certifiée bio, la société roumaine Apiland, basée en Transylvanie, exporte du pollen cru aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne.
Selon le dernier recensement agricole de 2010, la Roumanie comptait 42.000 apiculteurs et 1,3 million de colonies d’abeilles.
« Ces êtres minuscules font des merveilles », dit Doïna qui ressent à leur égard « une immense reconnaissance ».
© AFP
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Bucarest (AFP) – Du venin d’abeille pour combattre la sclérose en plaques, du pollen pour la digestion, du miel comme cicatrisant: la Roumanie cultive l’apithérapie, une médecine alternative dont les racines remontent à l’Antiquité.
Dans la Grèce antique, Hippocrate appliquait du miel pour soigner les blessures et les Romains qualifiaient le pollen de « poudre qui donne la vie ».
« La ruche constitue la plus ancienne pharmacie naturelle et la plus saine », explique Cristina Mateescu, directrice générale de l’Institut roumain de recherche et de développement apicole.
Médecin allopathe classique durant des années, le Dr Mariana Stan pratique aujourd’hui à Bucarest l’apithérapie « qui donne des résultats plus lents mais plus durables et plus profonds ».
« Dans mon village, mon arrière-grand-mère était guérisseuse et utilisait les produits de la ruche. Elle m’a inspirée », explique-t-elle à l’AFP.
La Roumanie est un des rares pays au monde où des modules d’apithérapie ont été inclus dans les formations médicales classiques.
L’extrait de propolis développé par l’Institut de recherche et de développement apicole a été officiellement reconnu comme médicament.
En Inde, en Chine et dans l’Egypte antique, la propolis, substance résineuse butinée par les abeilles dans les bourgeons, était déjà prisée pour ses vertus cicatrisantes et antiseptiques.
Fondé en 1974, cet Institut emploie aujourd’hui 105 personnes. Outre ses recherches pour maintenir en bonne santé les colonies d’abeilles, il commercialise une trentaine de traitements homologués.
Une nouvelle gamme permet aussi aux chats et chiens d’être traités par apithérapie…
« La Roumanie est une pionnière de l’apithérapie qu’elle a reconnue très tôt comme une composante de la médecine scientifique », explique à l’AFP le professeur américain Theodor Charbuliez, président de la Commission d’apithérapie d’Apimondia, fédération regroupant des milliers d’apiculteurs dans le monde.
Bucarest abrite depuis 1984 un centre médical d’apithérapie, le premier ouvert dans le monde.
© AFP
Doina Postolachi, 34 ans, vient deux fois par semaine au centre médical d’apithérapie de Bucarest pour recevoir un traitement à base de venin d’abeille. Photographiée le 28 mars 2014
© AFP Daniel Mihailescu
Doïna Postolachi, 34 ans, y vient deux fois par semaine pour recevoir des injections de venin d’abeille (apitoxine), qui lui ont « redonné espoir » dans sa lutte contre la sclérose en plaques.
« Il y a un an, je ne pouvais plus marcher ni entrer dans ma baignoire. Mes pieds étaient cloués au sol mais aujourd’hui le traitement au venin m’a redonné de la force dans les jambes, je marche, je peux prendre un bain », affirme, rayonnante, cette poétesse aux yeux d’un bleu intense.
Le venin est récolté de manière douce, sans provoquer la mort des abeilles.
Doïna n’a jamais voulu des traitements chimiques classiques « qui s’accompagnent de nombreux effets secondaires ».
Malgré le scepticisme de certains médecins allopathes, de nombreux patients dans le monde louent cette méthode alternative, y compris aux Etats-Unis.
Pour ses défenseurs, l’industrie pharmaceutique pourrait voir d’un mauvais oeil les traitements avec les produits de la ruche car ils sont très abordables.
- Des abeilles qui font des merveilles -
En 2013, l’université américaine Washington de Saint-Louis (Missouri) a publié une étude sur l’efficacité de la mélittine (toxine contenue dans le venin d’abeille) sur le virus du sida.
En France, des milliers de patients ont bénéficié de pansements au miel dans le service de chirurgie digestive de l’hôpital de Limoges (centre).
Des produits comme la gelée royale sont aussi de plus en plus utilisés en cosmétique. « Ils peuvent retarder les signes de vieillissement », relève Nelly Pfeiffer qui tient un salon spécialisé en apicosmétique à Bucarest.
Partout dans le pays, des officines proposent un vaste choix de produits apicoles.
Ce qui plaît, c’est l’image naturelle de ces traitements, qui ont toujours été présents dans la médecine traditionnelle d’un pays à la nature sauvage traversé par le massif des Carpates, comme dans le reste des Balkans.
« En Roumanie, nous avons la chance d’avoir une nature très préservée », note Cornelia Dostetan, apicultrice et membre de la Société nationale d’apithérapie.
Durant le communisme, les pénuries empêchèrent l’utilisation des pesticides. Aujourd’hui, la flore est encore très diverse en raison de l’absence de grandes zones de monocultures agricoles comme en Europe de l’Ouest.
Certifiée bio, la société roumaine Apiland, basée en Transylvanie, exporte du pollen cru aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne.
Selon le dernier recensement agricole de 2010, la Roumanie comptait 42.000 apiculteurs et 1,3 million de colonies d’abeilles.
« Ces êtres minuscules font des merveilles », dit Doïna qui ressent à leur égard « une immense reconnaissance ».
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Bucarest (AFP) – Du venin d’abeille pour combattre la sclérose en plaques, du pollen pour la digestion, du miel comme cicatrisant: la Roumanie cultive l’apithérapie, une médecine alternative dont les racines remontent à l’Antiquité.
Dans la Grèce antique, Hippocrate appliquait du miel pour soigner les blessures et les Romains qualifiaient le pollen de « poudre qui donne la vie ».
« La ruche constitue la plus ancienne pharmacie naturelle et la plus saine », explique Cristina Mateescu, directrice générale de l’Institut roumain de recherche et de développement apicole.
Médecin allopathe classique durant des années, le Dr Mariana Stan pratique aujourd’hui à Bucarest l’apithérapie « qui donne des résultats plus lents mais plus durables et plus profonds ».
« Dans mon village, mon arrière-grand-mère était guérisseuse et utilisait les produits de la ruche. Elle m’a inspirée », explique-t-elle à l’AFP.
La Roumanie est un des rares pays au monde où des modules d’apithérapie ont été inclus dans les formations médicales classiques.
L’extrait de propolis développé par l’Institut de recherche et de développement apicole a été officiellement reconnu comme médicament.
En Inde, en Chine et dans l’Egypte antique, la propolis, substance résineuse butinée par les abeilles dans les bourgeons, était déjà prisée pour ses vertus cicatrisantes et antiseptiques.
Fondé en 1974, cet Institut emploie aujourd’hui 105 personnes. Outre ses recherches pour maintenir en bonne santé les colonies d’abeilles, il commercialise une trentaine de traitements homologués.
Une nouvelle gamme permet aussi aux chats et chiens d’être traités par apithérapie…
« La Roumanie est une pionnière de l’apithérapie qu’elle a reconnue très tôt comme une composante de la médecine scientifique », explique à l’AFP le professeur américain Theodor Charbuliez, président de la Commission d’apithérapie d’Apimondia, fédération regroupant des milliers d’apiculteurs dans le monde.
Bucarest abrite depuis 1984 un centre médical d’apithérapie, le premier ouvert dans le monde.
© AFP
Doina Postolachi, 34 ans, vient deux fois par semaine au centre médical d’apithérapie de Bucarest pour recevoir un traitement à base de venin d’abeille. Photographiée le 28 mars 2014
© AFP Daniel Mihailescu
Doïna Postolachi, 34 ans, y vient deux fois par semaine pour recevoir des injections de venin d’abeille (apitoxine), qui lui ont « redonné espoir » dans sa lutte contre la sclérose en plaques.
« Il y a un an, je ne pouvais plus marcher ni entrer dans ma baignoire. Mes pieds étaient cloués au sol mais aujourd’hui le traitement au venin m’a redonné de la force dans les jambes, je marche, je peux prendre un bain », affirme, rayonnante, cette poétesse aux yeux d’un bleu intense.
Le venin est récolté de manière douce, sans provoquer la mort des abeilles.
Doïna n’a jamais voulu des traitements chimiques classiques « qui s’accompagnent de nombreux effets secondaires ».
Malgré le scepticisme de certains médecins allopathes, de nombreux patients dans le monde louent cette méthode alternative, y compris aux Etats-Unis.
Pour ses défenseurs, l’industrie pharmaceutique pourrait voir d’un mauvais oeil les traitements avec les produits de la ruche car ils sont très abordables.
- Des abeilles qui font des merveilles -
En 2013, l’université américaine Washington de Saint-Louis (Missouri) a publié une étude sur l’efficacité de la mélittine (toxine contenue dans le venin d’abeille) sur le virus du sida.
En France, des milliers de patients ont bénéficié de pansements au miel dans le service de chirurgie digestive de l’hôpital de Limoges (centre).
Des produits comme la gelée royale sont aussi de plus en plus utilisés en cosmétique. « Ils peuvent retarder les signes de vieillissement », relève Nelly Pfeiffer qui tient un salon spécialisé en apicosmétique à Bucarest.
Partout dans le pays, des officines proposent un vaste choix de produits apicoles.
Ce qui plaît, c’est l’image naturelle de ces traitements, qui ont toujours été présents dans la médecine traditionnelle d’un pays à la nature sauvage traversé par le massif des Carpates, comme dans le reste des Balkans.
« En Roumanie, nous avons la chance d’avoir une nature très préservée », note Cornelia Dostetan, apicultrice et membre de la Société nationale d’apithérapie.
Durant le communisme, les pénuries empêchèrent l’utilisation des pesticides. Aujourd’hui, la flore est encore très diverse en raison de l’absence de grandes zones de monocultures agricoles comme en Europe de l’Ouest.
Certifiée bio, la société roumaine Apiland, basée en Transylvanie, exporte du pollen cru aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne.
Selon le dernier recensement agricole de 2010, la Roumanie comptait 42.000 apiculteurs et 1,3 million de colonies d’abeilles.
« Ces êtres minuscules font des merveilles », dit Doïna qui ressent à leur égard « une immense reconnaissance ».
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