dimanche 5 avril 2015

Vu dans la presse - Une chercheuse toulousaine primée pour une étude sur les abeilles

Toulouse (AFP) – 
 
Les travaux d’Aurore Avarguès-Weber ont permis de démontrer « la grande capacité d’abstraction des abeilles », qui « savent compter et reconnaître un visage » © AFP/Archives Eric Feferber

Une  jeune chercheuse toulousaine reçoit mercredi un prix pour ses travaux sur les abeilles, qui ont montré leur capacité à accomplir des tâches complexes, comme compter ou reconnaître un visage humain.

Aurore Avarguès-Weber, 31 ans, chercheuse à l’université des Sciences de Toulouse, est la seule Française récompensée cette année par le programme international de la fondation L’Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science ».

Créée en 2007, elle attribue des bourses d’un montant de 20.000 euros avec comme objectif d’encourager des jeunes femmes talentueuses « à poursuivre leur carrière scientifique ».

Originaire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Aurore Avarguès-Weber travaille au Centre de recherches sur la cognition animale de l’université Toulouse III Paul Sabatier, où elle avait effectué sa thèse.

Après de brillantes études à l’Ecole normale supérieure, elle a découvert « un peu par hasard » le monde des abeilles lors d’un stage à Toulouse. Le déclic fut immédiat: « J’ai réalisé que ces insectes étaient capables de réaliser des tâches complexes », s’enthousiasme-t-elle. « Et les résultats s’observent bien plus rapidement qu’avec des singes ».

Les travaux réalisés dans le cadre de sa thèse ont permis de démontrer empiriquement « la grande capacité d’abstraction des abeilles: elles savent compter et reconnaître un visage », explique Mme Avarguès-Weber.

Placées à l’entrée d’un labyrinthe, les abeilles, a-t-elle pu observer, ont identifié différents signes représentés sur une cartographie et, après un rapide apprentissage, elles ont régulièrement choisi la sortie portant le signe menant à une récompense.

Malgré un cerveau pas plus grand qu’une tête d’épingle, les abeilles sont dotées « d’une bonne vision et d’une grande mémoire », ajoute-t-elle.

Elle a par ailleurs prouvé que ces insectes n’étaient pas uniquement guidés par leur instinct. Grâce à un test réalisé en plein air, la jeune femme a mis en évidence leur capacité à « adapter leur comportement à leur environnement et aux expériences vécues ».

Jusqu’alors, cette faculté de mettre des éléments en relation était considérée par la communauté scientifique comme l’apanage des humains et de certains singes. « On pense souvent que seuls les grands singes sont dotés d’intelligence, mais c’est faux », insiste Mme Avarguès-Weber.

La jeune femme souhaite désormais comprendre comment les abeilles réalisent des tâches de cette complexité avec si peu de neurones (un million, contre 100 milliards pour un être humain).

Elle envisage plusieurs pistes de réflexion: leur cerveau dispose-t-il d’une méthode plus efficace que l’homme pour traiter les informations? Ou serait-il possible qu’un même neurone fût utilisé pour des fonctions différentes?

Pour tenter de résoudre cette énigme, Mme Avarguès-Weber mènera cette fois des études en laboratoire. Des capteurs seront fixés sur des abeilles afin de mesurer l’activité de leur cerveau, tandis qu’elles évolueront dans un environnement virtuel grâce à un simulateur.

Au-delà du monde animal, ses observations sur le fonctionnement cognitif des abeilles pourraient permettre de mieux comprendre le cerveau humain et avoir des conséquences sur le développement de l’intelligence artificielle.

Si les travaux de la jeune femme ne concernent pas directement la protection de cette espèce de plus en plus menacée, elle espère toutefois « sensibiliser davantage de personnes à la protection des abeilles en démontrant que ce sont des insectes intelligents ».

Selon elle, les molécules toxiques des pesticides « ne tuent pas directement les abeilles mais perturbent leur système nerveux ». « Leur mémoire diminue, elles se perdent et confondent les odeurs », met-elle en garde.

Les premières études sur cet insecte butineur remontent au début du siècle dernier. L’Autrichien Karl Von Frisch avait alors décrypté « le langage des abeilles »: pour indiquer une source de nourriture à leurs congénères, les abeilles effectuent une danse subtile. Il avait aussi démontré la faculté des abeilles à distinguer les couleurs.

© AFP


l'article .
abeilles
Les travaux d’Aurore Avarguès-Weber ont permis de démontrer « la grande capacité d’abstraction des abeilles », qui « savent compter et reconnaître un visage »
© AFP/Archives Eric Feferberg
Toulouse (AFP) – Une  jeune chercheuse toulousaine reçoit mercredi un prix pour ses travaux sur les abeilles, qui ont montré leur capacité à accomplir des tâches complexes, comme compter ou reconnaître un visage humain.
Aurore Avarguès-Weber, 31 ans, chercheuse à l’université des Sciences de Toulouse, est la seule Française récompensée cette année par le programme international de la fondation L’Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science ».
Créée en 2007, elle attribue des bourses d’un montant de 20.000 euros avec comme objectif d’encourager des jeunes femmes talentueuses « à poursuivre leur carrière scientifique ».
Originaire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Aurore Avarguès-Weber travaille au Centre de recherches sur la cognition animale de l’université Toulouse III Paul Sabatier, où elle avait effectué sa thèse.
Après de brillantes études à l’Ecole normale supérieure, elle a découvert « un peu par hasard » le monde des abeilles lors d’un stage à Toulouse. Le déclic fut immédiat: « J’ai réalisé que ces insectes étaient capables de réaliser des tâches complexes », s’enthousiasme-t-elle. « Et les résultats s’observent bien plus rapidement qu’avec des singes ».
Les travaux réalisés dans le cadre de sa thèse ont permis de démontrer empiriquement « la grande capacité d’abstraction des abeilles: elles savent compter et reconnaître un visage », explique Mme Avarguès-Weber.
Placées à l’entrée d’un labyrinthe, les abeilles, a-t-elle pu observer, ont identifié différents signes représentés sur une cartographie et, après un rapide apprentissage, elles ont régulièrement choisi la sortie portant le signe menant à une récompense.
Malgré un cerveau pas plus grand qu’une tête d’épingle, les abeilles sont dotées « d’une bonne vision et d’une grande mémoire », ajoute-t-elle.
Elle a par ailleurs prouvé que ces insectes n’étaient pas uniquement guidés par leur instinct. Grâce à un test réalisé en plein air, la jeune femme a mis en évidence leur capacité à « adapter leur comportement à leur environnement et aux expériences vécues ».
Jusqu’alors, cette faculté de mettre des éléments en relation était considérée par la communauté scientifique comme l’apanage des humains et de certains singes. « On pense souvent que seuls les grands singes sont dotés d’intelligence, mais c’est faux », insiste Mme Avarguès-Weber.
La jeune femme souhaite désormais comprendre comment les abeilles réalisent des tâches de cette complexité avec si peu de neurones (un million, contre 100 milliards pour un être humain).
Elle envisage plusieurs pistes de réflexion: leur cerveau dispose-t-il d’une méthode plus efficace que l’homme pour traiter les informations? Ou serait-il possible qu’un même neurone fût utilisé pour des fonctions différentes?
Pour tenter de résoudre cette énigme, Mme Avarguès-Weber mènera cette fois des études en laboratoire. Des capteurs seront fixés sur des abeilles afin de mesurer l’activité de leur cerveau, tandis qu’elles évolueront dans un environnement virtuel grâce à un simulateur.
Au-delà du monde animal, ses observations sur le fonctionnement cognitif des abeilles pourraient permettre de mieux comprendre le cerveau humain et avoir des conséquences sur le développement de l’intelligence artificielle.
Si les travaux de la jeune femme ne concernent pas directement la protection de cette espèce de plus en plus menacée, elle espère toutefois « sensibiliser davantage de personnes à la protection des abeilles en démontrant que ce sont des insectes intelligents ».
Selon elle, les molécules toxiques des pesticides « ne tuent pas directement les abeilles mais perturbent leur système nerveux ». « Leur mémoire diminue, elles se perdent et confondent les odeurs », met-elle en garde.
Les premières études sur cet insecte butineur remontent au début du siècle dernier. L’Autrichien Karl Von Frisch avait alors décrypté « le langage des abeilles »: pour indiquer une source de nourriture à leurs congénères, les abeilles effectuent une danse subtile. Il avait aussi démontré la faculté des abeilles à distinguer les couleurs.
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abeilles
Les travaux d’Aurore Avarguès-Weber ont permis de démontrer « la grande capacité d’abstraction des abeilles », qui « savent compter et reconnaître un visage »
© AFP/Archives Eric Feferberg
Toulouse (AFP) – Une  jeune chercheuse toulousaine reçoit mercredi un prix pour ses travaux sur les abeilles, qui ont montré leur capacité à accomplir des tâches complexes, comme compter ou reconnaître un visage humain.
Aurore Avarguès-Weber, 31 ans, chercheuse à l’université des Sciences de Toulouse, est la seule Française récompensée cette année par le programme international de la fondation L’Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science ».
Créée en 2007, elle attribue des bourses d’un montant de 20.000 euros avec comme objectif d’encourager des jeunes femmes talentueuses « à poursuivre leur carrière scientifique ».
Originaire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Aurore Avarguès-Weber travaille au Centre de recherches sur la cognition animale de l’université Toulouse III Paul Sabatier, où elle avait effectué sa thèse.
Après de brillantes études à l’Ecole normale supérieure, elle a découvert « un peu par hasard » le monde des abeilles lors d’un stage à Toulouse. Le déclic fut immédiat: « J’ai réalisé que ces insectes étaient capables de réaliser des tâches complexes », s’enthousiasme-t-elle. « Et les résultats s’observent bien plus rapidement qu’avec des singes ».
Les travaux réalisés dans le cadre de sa thèse ont permis de démontrer empiriquement « la grande capacité d’abstraction des abeilles: elles savent compter et reconnaître un visage », explique Mme Avarguès-Weber.
Placées à l’entrée d’un labyrinthe, les abeilles, a-t-elle pu observer, ont identifié différents signes représentés sur une cartographie et, après un rapide apprentissage, elles ont régulièrement choisi la sortie portant le signe menant à une récompense.
Malgré un cerveau pas plus grand qu’une tête d’épingle, les abeilles sont dotées « d’une bonne vision et d’une grande mémoire », ajoute-t-elle.
Elle a par ailleurs prouvé que ces insectes n’étaient pas uniquement guidés par leur instinct. Grâce à un test réalisé en plein air, la jeune femme a mis en évidence leur capacité à « adapter leur comportement à leur environnement et aux expériences vécues ».
Jusqu’alors, cette faculté de mettre des éléments en relation était considérée par la communauté scientifique comme l’apanage des humains et de certains singes. « On pense souvent que seuls les grands singes sont dotés d’intelligence, mais c’est faux », insiste Mme Avarguès-Weber.
La jeune femme souhaite désormais comprendre comment les abeilles réalisent des tâches de cette complexité avec si peu de neurones (un million, contre 100 milliards pour un être humain).
Elle envisage plusieurs pistes de réflexion: leur cerveau dispose-t-il d’une méthode plus efficace que l’homme pour traiter les informations? Ou serait-il possible qu’un même neurone fût utilisé pour des fonctions différentes?
Pour tenter de résoudre cette énigme, Mme Avarguès-Weber mènera cette fois des études en laboratoire. Des capteurs seront fixés sur des abeilles afin de mesurer l’activité de leur cerveau, tandis qu’elles évolueront dans un environnement virtuel grâce à un simulateur.
Au-delà du monde animal, ses observations sur le fonctionnement cognitif des abeilles pourraient permettre de mieux comprendre le cerveau humain et avoir des conséquences sur le développement de l’intelligence artificielle.
Si les travaux de la jeune femme ne concernent pas directement la protection de cette espèce de plus en plus menacée, elle espère toutefois « sensibiliser davantage de personnes à la protection des abeilles en démontrant que ce sont des insectes intelligents ».
Selon elle, les molécules toxiques des pesticides « ne tuent pas directement les abeilles mais perturbent leur système nerveux ». « Leur mémoire diminue, elles se perdent et confondent les odeurs », met-elle en garde.
Les premières études sur cet insecte butineur remontent au début du siècle dernier. L’Autrichien Karl Von Frisch avait alors décrypté « le langage des abeilles »: pour indiquer une source de nourriture à leurs congénères, les abeilles effectuent une danse subtile. Il avait aussi démontré la faculté des abeilles à distinguer les couleurs.
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abeilles
Les travaux d’Aurore Avarguès-Weber ont permis de démontrer « la grande capacité d’abstraction des abeilles », qui « savent compter et reconnaître un visage »
© AFP/Archives Eric Feferberg
Toulouse (AFP) – Une  jeune chercheuse toulousaine reçoit mercredi un prix pour ses travaux sur les abeilles, qui ont montré leur capacité à accomplir des tâches complexes, comme compter ou reconnaître un visage humain.
Aurore Avarguès-Weber, 31 ans, chercheuse à l’université des Sciences de Toulouse, est la seule Française récompensée cette année par le programme international de la fondation L’Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science ».
Créée en 2007, elle attribue des bourses d’un montant de 20.000 euros avec comme objectif d’encourager des jeunes femmes talentueuses « à poursuivre leur carrière scientifique ».
Originaire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Aurore Avarguès-Weber travaille au Centre de recherches sur la cognition animale de l’université Toulouse III Paul Sabatier, où elle avait effectué sa thèse.
Après de brillantes études à l’Ecole normale supérieure, elle a découvert « un peu par hasard » le monde des abeilles lors d’un stage à Toulouse. Le déclic fut immédiat: « J’ai réalisé que ces insectes étaient capables de réaliser des tâches complexes », s’enthousiasme-t-elle. « Et les résultats s’observent bien plus rapidement qu’avec des singes ».
Les travaux réalisés dans le cadre de sa thèse ont permis de démontrer empiriquement « la grande capacité d’abstraction des abeilles: elles savent compter et reconnaître un visage », explique Mme Avarguès-Weber.
Placées à l’entrée d’un labyrinthe, les abeilles, a-t-elle pu observer, ont identifié différents signes représentés sur une cartographie et, après un rapide apprentissage, elles ont régulièrement choisi la sortie portant le signe menant à une récompense.
Malgré un cerveau pas plus grand qu’une tête d’épingle, les abeilles sont dotées « d’une bonne vision et d’une grande mémoire », ajoute-t-elle.
Elle a par ailleurs prouvé que ces insectes n’étaient pas uniquement guidés par leur instinct. Grâce à un test réalisé en plein air, la jeune femme a mis en évidence leur capacité à « adapter leur comportement à leur environnement et aux expériences vécues ».
Jusqu’alors, cette faculté de mettre des éléments en relation était considérée par la communauté scientifique comme l’apanage des humains et de certains singes. « On pense souvent que seuls les grands singes sont dotés d’intelligence, mais c’est faux », insiste Mme Avarguès-Weber.
La jeune femme souhaite désormais comprendre comment les abeilles réalisent des tâches de cette complexité avec si peu de neurones (un million, contre 100 milliards pour un être humain).
Elle envisage plusieurs pistes de réflexion: leur cerveau dispose-t-il d’une méthode plus efficace que l’homme pour traiter les informations? Ou serait-il possible qu’un même neurone fût utilisé pour des fonctions différentes?
Pour tenter de résoudre cette énigme, Mme Avarguès-Weber mènera cette fois des études en laboratoire. Des capteurs seront fixés sur des abeilles afin de mesurer l’activité de leur cerveau, tandis qu’elles évolueront dans un environnement virtuel grâce à un simulateur.
Au-delà du monde animal, ses observations sur le fonctionnement cognitif des abeilles pourraient permettre de mieux comprendre le cerveau humain et avoir des conséquences sur le développement de l’intelligence artificielle.
Si les travaux de la jeune femme ne concernent pas directement la protection de cette espèce de plus en plus menacée, elle espère toutefois « sensibiliser davantage de personnes à la protection des abeilles en démontrant que ce sont des insectes intelligents ».
Selon elle, les molécules toxiques des pesticides « ne tuent pas directement les abeilles mais perturbent leur système nerveux ». « Leur mémoire diminue, elles se perdent et confondent les odeurs », met-elle en garde.
Les premières études sur cet insecte butineur remontent au début du siècle dernier. L’Autrichien Karl Von Frisch avait alors décrypté « le langage des abeilles »: pour indiquer une source de nourriture à leurs congénères, les abeilles effectuent une danse subtile. Il avait aussi démontré la faculté des abeilles à distinguer les couleurs.
© AFP
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mardi 24 février 2015

mercredi 17 décembre 2014

Les résultats complémentaires de l'analyse du miel



Nous avons reçu le rapport complet qui faisait suite à l'analyse de notre miel. Très intéressant, mise en perspective de notre rucher par rapport aux autres ruchers ayant participé (251 apiculteurs au total). 



Nous pouvons voir que nous avons une production dans la moyenne avec 23 kg par ruche. 


 On a pas gagné le concours du meilleur miel par contre. 




jeudi 20 novembre 2014

C'est du miel de chataigner et de tilleul !


Nous avons fait analyser le miel produit par le rucher sur le toit de SYSTRA. Nus étions en effet curieux de savoir : 
  • Si il était consommable 
  • De quel pollen se sont servis les abeilles 
Nous voilà rassurés,  "Le résultat de l'analyse physico-chimique est conforme aux exigences de la directive  européenne 2014/63/UE." (nous admirons toujours la poésie des directives européennes). L'analyse prouve aussi que c'est du miel français, au cas où vous auriez pu croire que l'on vous ai raconté des histoires. 

Autre point amusant, il s'agit donc principalement de pollens de châtaigner et de tilleul. Prochaine étape, allez voir où se situent ces arbres, a priori je n'en ai pas vu à proximité mais mon sens de l'observation est assez peu développer sur les essences d'arbre. Dans tous les cas, nous sommes ravis de la qualité du miel produit et les premier testeurs nous ont fait des très bons retours.


mercredi 12 novembre 2014

Le traitement antivarroa

Le varroa est un acarien parasite des abeilles. Il est responsable depuis 30 ans de pertes considérables de colonies. La lutte contre cet acarien est obligatoire et fait débat, notamment sur la technique à employer et les conséquences sur l’abeille.

Illustration 1 - Varroa sur pupe d’abeille

Après la dernière récolte de la saison, nous avons donc procédé au traitement de toutes les colonies présentes sur le toît du Farman.



Illustration 2. Les bandes chimiques anti-varroa

Le traitement dure 10 semaines et a été effectué le 16 septembre. Il faut pour cela disposer deux bandes anti-varroa par essaim, directement dans le corps de la ruche (partie inférieure). Ces dernières doivent être directement apposées contre le couvain. En effet, ces « abeilles à naître » sont celles qui vont passer l’hiver, il est donc important que ces dernières soit traitées. Lors de la semaine du 24 novembre, nous attendrons une éclaircie et irons enlever les bandes. Cette intervention devra être la plus courte possible afin de ne pas mettre en danger l’essaim (température peu élevée).


Illustration 3.   Les bandes anti-varroa installées dans le corps de la ruche n°2



lundi 8 septembre 2014

Les ruches à travers le monde

un article glané sur le site http://www.mieuxsucrer.com/


Les ruches à travers le monde

 
A l’état naturel, les abeilles sauvages installent leur colonie en différents lieux :
            - Le plus simplement, à l’air libre, l’essaim suspendu à une branche d’arbre
            - Dans le tronc creux d’un arbre
            - Dans l’anfractuosité d’une roche
            - Dans le conduit de la cheminée d’une maison
            - Dans une maison abandonnée en ruine
            - Dans la partie supérieure d’une falaise rocheuse
Pour évoquer cette dernière localisation d’une colonie d’abeilles sauvages, comment ne pas penser aux « chasseurs de miel » du Népal qui risquent leur vie en allant récolter les rayons en forme de demi-lune nichés aux sommets d’abruptes et hautes falaises.
Les abeilles ont besoin de sécurité pour protéger leur miel du mauvais temps et des prédateurs, et aussi d’un endroit assez vaste pour contenir toute leur colonie. C’est la raison pour laquelle, très tôt, dans l’Antiquité, les hommes eurent l’idée d’encourager les abeilles à faire leur nid dans des ruches qui rappellent à celles-ci les cavités naturelles.
Aujourd’hui, en France, ce sont les ruches à cadres mobiles qui équipent les ruchers, avec un empilement vertical de cadres, les plus courantes étant de types Dadant, Langstroth, Voirnot, Zander, portant le nom de leur inventeur. Les ruches horizontales sont plus rares.




Mais l’apiculture traditionnelle, sur les cinq continents, continue d’utiliser un grand nombre de ruches de types différents, construites avec les matériaux locaux.
La ruche traditionnelle la plus répandue, en particulier en Afrique et en Asie, est celle consistant à utiliser un tronc d’arbre creux tel que celui où les abeilles sauvages aiment à se réfugier. Soit l’apiculteur évide le tronc d’un arbre qu’il vient de couper, soit il utilise celui d’un arbre mort. Le tronc d’arbre est disposé verticalement, fermé à son sommet par des planches de bois dans lesquelles il fait un trou pour permettre aux abeilles d’entrer et sortir de la ruche. Parfois il utilise des pierres plates, laissant un mince espace entre elles.
Toutes les essences d’arbres, localement, permettent de fabriquer de telles ruches. Pour prendre un seul exemple, en Indonésie, les ruches traditionnelles balinaises, magnifiques, sont des tronçons de bambou ou de cocotier. Les apiculteurs indonésiens les suspendent dans les arbres pour éviter les prédateurs (nombre d’animaux sauvages adorent le miel).
Dans certains pays, on fabrique des ruches non pas avec les troncs d’arbres mais avec leur écorce. Le meilleur exemple est celui des ruches élaborées avec des écorces de chêne-liège.

 
Une ruche traditionnelle est également très répandue dans le monde entier : la ruche en paille. Les apiculteurs utilisent pour cela la paille de la céréale cultivée localement et recueillie après le battage permettant de séparer les grains. La paille est alors tressée pour donner à la ruche, généralement, une forme arrondie, telle une cloche.



Les apiculteurs enduisent ensuite la ruche de boue pour l’imperméabiliser. Les ruches du Sénégal et du Cameroun, de ce type en paille tressée, sont enduites non pas de boue mais de bouse de vache qui remplit la même fonction isolante.
Dans les régions proches de points d’eau, marécages, bords de lacs ou rives de fleuves, on utilise les joncs pour fabriquer des ruches en osier, très solides, rappelant les ruches en paille par leur forme arrondie et leur tapissage de boue imperméabilisante. Le meilleur exemple est celui des ruches égyptiennes bordant le Nil, qui sont telles qu’elles étaient il y a plusieurs millénaires. Les apiculteurs égyptiens n’ont jamais trouvé mieux.



L’autre grande catégorie de ruches traditionnelles est celle qui utilise l’argile. On trouve des ruches en argile sur tous les continents. Elles sont généralement de bien plus petites dimensions que celles en paille ou en osier.
Pour prendre un exemple, dans la presqu’ile du Yucatan mexicaine, les apiculteurs fabriquent une multitude de petites ruches tels des pots en terre cuite qu’ils adossent aux murs de leur maison.
Cela nous conduit à évoquer ce que l’on nomme les ruches emmurées. Au Moyen-Orient, par exemple, les apiculteurs utilisent comme ruches des « niches » creusées dans le mur de leur maison, tout simplement. Les colonies d’abeilles sauvages viennent les occuper.


D’autres ruches sont fabriquées uniquement avec des pierres, telles de petites maisons, ou bien en pisé, qui est un torchis de terre. Parfois les apiculteurs associent le pisé et un autre matériau. Ainsi, au Maroc, ce qui est actuellement le plus grand rucher au monde, à Inzerki, dans le Haut-Atlas, une construction monumentale unique comprend 4 rangées superposées de 180 cases en pisé, soit 720 cases, chacune contenant 3 ruches en roseau tressé, ce qui fait au total un nombre de 2 160 ruches en un seul lieu.



 
Pour terminer ce panorama des ruches à travers le monde, revenons en Europe pour évoquer deux types de ruches très spectaculaires. En Slovénie, pays où la densité d’apiculteurs est la plus élevée (1 habitant sur 250 possède des ruches) il est de tradition de décorer le fronton des ruches avec de magnifiques peintures naïves de toutes les couleurs. Et en Pologne, une autre tradition a beaucoup de succès : celle de
sculpter le bois des ruches pour représenter soit une silhouette humaine, soit animale, l’ours en général.